LUTA LIVRE

LUTA LIVRE

La Luta Livre est un sport de préhension qui s’est développé au Brésil, il se pratique uniquement sans kimono. Il tire ses fondations du catch as catch can, du catch wrestling et du submission wrestling.
La Luta Livre Esportiva, comme on l’appelle aussi au Brésil, a pour principal objectif de soumettre son adversaire grâce à des clés articulaires, des étranglements et des compressions musculaires. Un système de point a été mis en place afin de départager en cas de « non-soumission ».
Cette discipline est née au Brésil au début du 20eme siècle et a été enseignée, développée par Mestre Euclydes Hatem « Tatu » et la famille Brunocilla, essentiellement.

LUTA LIVRE

LUTA LIVRE ESPORTIVA : HISTOIRE DE LA LUTA LIVRE par Pacôme Lajotte

(LA LUTA LIVRE instruit en FRANCE par FLAVIO SANTIAGO PEROBA)

La luta livre est une lutte typiquement brésilienne, elle est née à Rio de Janeiro en 1927 de la rencontre d’athlètes de divers horizons désireux de créer une nouvelle discipline simple et efficace au corps à corps comme au sol. Elle signifie  » combat libre sportif  » et à la base elle était pratiquer en slip (type Pride) car elle n’utilise que le corps et la force de son adversaire afin d’appliquer, projections, torsions et immobilisations. C’est une lutte sportive car ses règles en compétition conservent l’intégrité physique des athlètes. Mais elle est également terriblement efficace en vale tudo et bien quelle soit bien moins connu que le jiu-jitsu, elle est pourtant bien présente dans les compétitions de combat libre. Ces combattants détiennent le record de victoires à l’IVC, ainsi que les ceintures du WVC et du WEF. Souvent opposée au jiu-jitsu sur les rings comme dans les rues de la ville, elle fait connaître un grand nombre de combattants de talents : Eugênio Tadeu, Marco Ruas et ses élèves, Ebenezer, Johil de Oliveira, Cacareco, Hugo Duarte, Alexandre  » pequeno « ,..etc…

Entrevue avec Hugo DUARTE président de la fédération de luta livre esportiva.

Qu’est ce qu’est exactement la luta livre ?
La luta livre est essentiellement du combat au sol, qui à la base se pratique en short (type Pride) mais qui pour question d’hygiène et de compétition se pratique aussi avec un pantalon de kimono. Elle comporte de nombreux coups traumatisant, mais aussi un grand panel de finalisation tel que la clé américaine (Kimura), clé de jambes, de bras, étranglement, torsions, sans oublier les projections.

Comment est-elle née ?
Elle est né il y a environ 70 ans à Rio de Janeiro de la rencontre d’athlètes de différentes disciplines désireux de s’entraîner ensemble et de créer une méthode de combat au corps à corps et au sol n’utilisant que son propre corps et celui de l’adversaire. C’est une lutte brésilienne, mis au point par mon maître, Fausto Bruno Cilla. Elle était pratiqué dans la zone nord ( quartiers les plus pauvres), c’est là bas que j’ai commencé à m’entraîner, puis à donner des cours, à l’époque nous n’étions que 27 combattants.

La luta livre c’est vraiment fait connaître grâce au vale-tudo ?
En partie, oui. A la base la pratique de la luta livre était très fermé, nous n’étions que 27. Puis nous avons commencés à donner des cours dans la zone sud, plus riche ou il y a plus d’argent. On a commencé à défendre et à prouver l’efficacité de notre art, et maintenant nous avons plus de 40 académies juste à Rio. Je viens d’ailleurs de finir ma nouvelle Académie à Barra de Tijuca ( le quartier le plus riche de Rio).

Je crois que tu es le président de la fédération de luta livre de l’état de Rio !
Oui, je suis le président depuis plus de six ans et je viens d’ailleurs d’être réélu. Nous avons organisés cette années notre meilleur championnat qui a regroupé plus de 2500 athlètes.

Qu’espères-tu pour le futur de ta discipline ?
J’espère quelle va continuer son petit bonhomme de chemin, à grandir, à évoluer. Je vois mes jeunes élèves qui ont grandi, qui maintenant donnent des cours. Que tout cela continu à évoluer et à gagner le monde extérieur.

Tu voudrais développer la luta livre en dehors du Brésil ?
Elle est déjà présente en Europe, à Amsterdam en Hollande, au Portugal à Lisbonne, en France et en Allemagne.

Je sais qu’il y a plusieurs type d’entraînement dans ton Académie.
En fait, il y a deux types d’entraînement. L’entraînement au sol,  » luta livre « . Et l’entraînement professionnel au vale tudo avec une vingtaine de gamins tous les matins à 11h. Il y a Cacareco, Bigu, Alexandre pequeno, Dudu, Cromado, ect…Le soir est réservé à un entraînement plus technique avec plus de finalisations au sol.

Ton Académie est ouverte pour les étrangers qui voudraient s’essayer ou se perfectionner à la luta livre ?
Pour tout le monde, ce ne serait pas la première fois qu’un étranger viendrais s’entraîner. Ici tout le monde est bien reçu et la porte est toujours ouverte. La luta livre est une famille et tous ceux qui entrent pour s’entraîner en font partie.

Une grande rivalité vous a souvent opposés au jjb ?
C’est vrai que nous nous sommes souvent retrouvez face à face dans de nombreux combats Et cela que ce soit sur des rings, la plage ou la rue. Cela a permis la reconnaissance de la luta livre et de son efficacité, mais aujourd’hui cela fait partie du passé. La preuve Carlson et Pinduka nous ont fait l’honneur de leur présence lors de notre dernier championnat et Carlson ma même proposé de parfaire ma préparation à son Académie pour mon prochain Vale Tudo. Il arrive encore que nous nous affrontions, mais uniquement sur les rings. Au dernier événement (  » Héroes  » organisé par Carlson) les deux disciplines sont sorties à égalité. HUGO DUARTE : La luta livre est la lutte corporelle la plus ancienne au monde, elle vient de l’âge de pierre. L’homme a toujours essayé de pousser, de développer sa technique. La luta livre en est sa représentation !

Entrevue avec Alexandre  » Pequeno  » Nogueira

A tout juste 22 ans avec 1m65 et un peu moins de 64 kg Alexandre  » pequeno « est bien loin du stéréotype du combattant. Mais il révèle un véritable esprit guerrier, au plus fort de la rivalité qui opposa le jiu-jitsu et la luta livre, il s’inscrivit au championnat de JJ de l’état de Rio et pénétra sur les tatamis avec un kimono pourtant dans le dos l’inscription luta livre et alla même jusqu’à finaliser tous ces combats. Mais il est aussi un surdoué du vale tudo. Alexandre Franca Nogueira dit  » le petit  » est aussi surnommé  » Le Roi du Japon « . Il est actuellement le seul non japonais a avoir pris la ceinture du Shooto. Compétition japonaise de combat libre centenaire. Il s’y impose pour la septième fois en y restant invaincue et après avoir finaliser les meilleurs de sa catégorie sur une position de son cru, une guillotine surnommé  » Dez Dedos  » les dix doigts.

Alexandre cela fait combien de temps que tu pratiques la luta livre esportiva ?
Je pratique cette discipline depuis 10 ans, j’ai fait mon premier combat à l’âge de 12 ans. J’ai commencé avec mon maître Eugênio Tadeu et depuis le 10 novembre 1999, je m’entraîne à l’Académie de Hugo Duarte pour le vale tudo.

Comment est tu venu à cette discipline ?
Par hasard, à l’époque mon unique passion était la pêche sous marine et puis un jour j’ai rencontré Eugénio Tadeu sur la plage qui me proposa de passer à son Académie. Au départ je suis juste venu pour voir, puis un jour je me suis lancé. A mes débuts j’ai surtout servit de sac de frappes et de mannequin sur qui les autres essayaient leurs finalisations. Mais après beaucoup d’entraînements et de temps, j’ai fini par développer mon propre style jusqu’au moment ou je suis arrivé à finaliser des gars beaucoup plus grand et plus lourd que moi. Cela à fait chier beaucoup de monde ! Ils m’appelaient  » Super Glue « .

Et tu as été passionné dés le début ?
Tout de suite ! Je m’entraînais avant et après l’école, en moyenne 6h par jour. A la maison, je regardais les vale tudo à la télé et j’étudiais les positions. C’était devenu un vrai laboratoire, je les écrivais, les dessinais, les analysais, c’est comme ça que j’ai créer différentes positions comme le  » dez dedos  » que aujourd’hui tout le monde utilise, mais le mien a un secret. Dés que j’ai pris plus d’assurance, j’ai décidé d’agrandir mon champ d’action. Alors j’ai visité différentes Académies de luta livre et aussi de Jiu-Jitsu comme celle de Royler, Manimal (préparateur de Carlson pour le vale tudo.), Casquinha, etc. …Et chaque visite était pour moi une nouvelle expérience et m’appris beaucoup. C’est ce qui m’amena à fréquenter diverses compétitions de Jiu-Jitsu et en 1995 à être sacré champion de l’état de Rio dans ma catégorie et en ceinture bleue. Cela avait fait du bruit parce que déjà j’étais rentré sur le tatami avec un kimono portant l’inscription  » Luta Livre  » mais en plus j’avais finalisé tous mes combats.

Comment ce fit ton entrée dans le vale tudo ?
Un impresario appela Eugênio Tadeu, car il cherchait un combattant de 65 kg. Eugênio avait confiance en moi et savait que j’avais les capacités requises, alors il me proposa de combattre. J’ai accepté tout de suite et puis je m’entraînais déjà à la luta livre et au vale tudo quotidiennement.

Tu deviens une star au Japon !
C’est vrai que je commence à être connu là-bas et j’ai même ma caricature dans les magazines de combats. Mais je ne suis pas une star ! J’ai déjà combattu sept fois au Japon au World Shooto et j’ai remporté tous mes combats. La première fois ce fut contre Asahi Noburu qui a 32 ans était le détenteur de la ceinture de la compétition et le numéro un du Rank japonais avec un palmarès de trente combats et trente victoires en vale tudo. Je l’ai vaincu sur guillotine en une minute au premier round. Je l’ai endormi. Mon deuxième combat fut contre le troisième du Rank Masahiro Oshi, je l’ai vaincu au premier round sur clé de bras. Mon troisième combat fut la revanche contre Asahi Noburu ou il mit sa ceinture en jeu. Au deuxième round, je l’ai pris en guillotine et je l’ai endormi dans la même position que la première fois, depuis la ceinture est à moi. Je suis le seul non japonais à avoir pris la ceinture de la compétition et quelle que soit la catégorie. Par la suite j’ai aussi battu Tatsumi le deuxième du Rank, Oshi Mamoru le troisième et de nouveau Tatsumi. Je les ait tous endormi sur la même position, ma guillotine ou  » Dez Dedos « . Au dernier Shooto, j’ai remis ma ceinture en jeu contre Stephen Palling un hawaïen. Ce gars ont aurait dit le Igor Vovchanchyn des poids légers ! Je n’ai jamais vu une patate pareille ! Mais heureusement, au deuxième round j’ai réussi à lui placer ma botte secrète et je l’ai endormi. Malheureusement, Cromado n’a pas eu la même chance que moi. Après avoir dominé tout le combat contre Mishima alors qu’il était donné perdant à 95%. Il c’est fait prendre sur une clef de genoux à dix secondes de la fin.

Au Japon tout le monde veut apprendre le  » Dez Dedos  » ?
Tout le monde ! Après l’événement nous avons donnés un stage avec Cromado à l’Académie de Yuki Nakai pour 40 de ses élèves. Tout le monde voulait connaître le secret qui terrorise leur compatriote du Shooto. Mais j’avais bien spécifié le contraire dans les termes du contrat. A la fin du stage, et devant la presse japonaise nous avons combattus avec tout les participants et Cromado et moi avons finalisés les quarante.

Comment se passe ta préparation avant un vale tudo ?
Ma préparation physique ! La base est la luta livre mais je pratique aussi un peu de boxe thaï et de wrestling. Je vais aussi courir sur la plage en plein soleil afin d’améliorer ma résistance. Mais surtout avant de partir pour le Japon, je fais une adaptation ici au Brésil. Huit jours avant, j’échange la nuit pour le jour, car nous avons très peu de temps pour nous acclimater avant les combats. Pendant ce temps je vais pêcher très tôt le matin, je cour la nuit sur la plage, je fais du vélo, mais je passe la plupart de mon temps à faire de la plonger.

Jiu-Jitsu x Luta Livre : Les combats qui les opposèrent

Il y a toujours eu des rivalités entre le jiu-jitsu et la Luta Livre qui a une certaine époque entraîna des bagarres générales citées en premières pages des journaux. Ces rixes eurent pour conséquence plusieurs Vale-Tudo, organisés afin de calmer les esprits ou tout simplement de prouver sur les rings la supériorité de son art. De cette époque révolue qui vit s’affronter deux fractions jusque dans les rues même de Rio de Janeiro, fit connaître des combattants d’exception.

Tout commença en 1980 à Térésopolis, une petite ville situé à 90km de Rio, d’une bagarre entre Charles Gracie et un certain Mario Dumo, qui était le beau-frère de Flàvio Molina (professeur de Taekwondo et de boxe thaïlandaise). Les problèmes continuèrent à Rio et Charles alla se plaindre à Rolls Gracie afin que soit régler le problème. Rolls organisa une descente à l’Académie de Flavio Molina pour que soit organisée une confrontation entre Charles et le jeune homme en question. Mais rien de tout cela n’arriva, puisqu’une bagarre générale éclata dans l’Académie, qui ne pris fin qu’avec l’arrivé de la police. Le problème initial avait eu lieu entre des combattants de la boxe thaï et du jiu-jitsu, mais les combattants de la luta livre très proche de ceux de la thaï(beaucoup d’entre eux pratiquait les deux disciplines, comme Marco Ruas, Luiz Alves…), ce retrouvèrent au milieu de l’affrontement. A partir de ce moment là les affrontements ne firent que s’accroîtrent entre les pratiquants des deux disciplines. Les Gracies et les pratiquants du jiu-jitsu en général, avaient l’habitude de défier les autres disciplines, mais c’était la première fois que l’une d’entre elle leur résistait vraiment. Flavio Molina se mit à l’entraînement au sol et alla défier Rickson  » qui était déjà un des chefs de file du jiu-jitsu  » de l’affronter. Rickson lui répondit qu’ils allaient organiser un Vale Tudo mais qu’il lui faudrait affronter son meilleur élève et qu’en cas de victoire, il pourrait alors l’affronter. Cet élève était Marcelo Behring, à l’époque ceinture marron. Du côté de la Luta Livre, deux jeunes combattants furent retenus afin de défendre l’honneur auprès de Flavio. Eugénio Tadeu et Marco Ruas. Leur étaient opposés côté jiu-jitsu, Marcelo Behring, Renan Pitangui, Fernando Pinduka. La rencontre eut lieu an 1983 au Maracanazinho et marquât la première grande défaite du jiu-jitsu, persuadé de remporter une écrasante victoire. Flavio Molina mal entraîné, mal préparé, dut abandonner devant Marcelo Behring nettement supérieur, par contre Eugenio Tadeu alors complètement inconnu massacra le jeune espoir du jiu-jitsu Renan Pitangui, qui sortit du ring avec des œufs de poule un peu partout sur la tête. Le dernier combat de la soirée opposa le meilleur élève de Carlson Gracie, Pinduka qui était connu pour être un grand frappeur et aimer les luttes violentes à un autre inconnu, un certain Marco Ruas. Le combat alla jusqu’à sont terme et fut déclaré match nul. Mais les problèmes ne s’arrêtèrent pas là pour autant, les bagarres de rue et les descentes entre les deux disciplines ne firent que s’accentuer ou absolument tout le monde prit part, Rickson Gracie et Hugo Duarte, les chefs de file respectif des deux disciplines s’affrontèrent par deux fois, sur la plage et dans un parking. Des luttes violentes et sans règles et où par deux fois Rickson l’emporta.

C’est au tennis club de grajau en 1991 qu’eut lieu la deuxième grande confrontation et cette fois ci c’est le jiu-jitsu qui remportât une écrasante victoire sur la luta livre. C’est Wallid Ismail qui fut à l’origine de cette rencontre. Par l’intermédiaire de la presse, il défia la luta livre et affirma que le jiu-jitsu était la meilleure des toutes les disciplines et qu’elle ne pourrait être vaincue. Peu de temps après, lors d’un Championnat de jiu-jitsu, les gars de la luta livre vinrent relever le défi contre Wallid et n’importe quels autres combattants près à les affronter. Murilo Bustamente, Marcelo Behring et Carlson Gracie se réunirent avec Marco Ruas, Dénilson, Hugo Duarte et Eugénio Tadeu, et décidèrent d’organiser les combats à l’intérieur même de l’Académie avec cinq combattants de chaque côté. Du côté du JJ, Wallid, Amaury Bitteti, Fabio Gurgel, Marcelo Behring, Murilo Bustamente. En fin de compte, Amaury attrapât une Hépatite, Marcelo se blessa au coude et Ruas retira sa participation…Il ne restait côté JJ que Murilo, Fabio et Wallid. Il s’entraînèrent ensemble pendant quatre mois sous l’égide de Carlson, aidés de Liborio, Zé Mario et les autres. Ce fut la seul et unique fois que toutes les fractions du jiu-jitsu s’unirent. Ce fut le contraire auprès des gens de la luta livre qui démontrèrent un manque d’intérêt certain pour cet événement. Le seul qui s’était entraîné sérieusement était Hugo Duarte, mais au dernier moment on ne lui trouva pas d’adversaire côté jiu-jitsu. Finalement l’événement fut organisé par Robson Gracie (qui n’est autre que le fils de Carlos Gracie et le père de Ryan et Renzo. Il est également le président de la fédération de jiu-jitsu de l’état de Rio de Janeiro). Malgré que les combats se disputèrent à Grajau dans la Zone Nord, le fief même de la luta livre et de la boxe thaï, leur présence fut quasi inexistante tant au niveau numérique qu’auditive. La salle était occupée à 95% par des combattants du jiu-jitsu qui envahirent les bords du ring et frappaient les combattants de la luta livre à leur sortie. Même L’arbitre, portait le T-shirt de la fédération de jiu-jitsu. Lors de ces combats, il n’y avait aucune règle et tout était permis, ils furent considérés pendant longtemps comme les plus violents de l’histoire du Vale Tudo. Eugénio Tadeu était jusqu’à lors invaincue et Wallid était déjà connu pour ses bagarres. Arrivé des deux combattants, célèbre regard de tueur de Wallid, dès le début du combat se fut plutôt bien partit pour Eugénio qui prend l’avantage tente une guillotine suivi d’une Kimura, les deux bien défendu par Wallid, qui passe à l’attaque avec une série de coups de tête et de coudes de l’intérieur de la garde défendu par Eugénio, les deux hommes se retrouve au corps à corps debout et sont passablement épuisés, nouvelle amenée au sol de Wallid, et nouvelle série de coups de tête qui fatigue le représentant de la Luta Livre, retour en pied qui donne l’avantage à Eugénio, mais Wallid le ramène au sol pour lui assener une nouvelle série de coups de tête, fin du premier round et l’on doit séparer les deux combattants. A l’appel du deuxième round les deux combattants se jettent l’un sur l’autre comme ci le combat venait juste de commencer, Eugénio sort ses jambes et prend l’avantage en pied poings avec des frappes plus précises, mais encore une amené au sol de Wallid qui garde la même technique et place des coups de tête, à partir de ce moment là, le combat garda le même schéma, Eugénio prenait l’avantage en pied et Wallid l’amenait au sol pour lui placer des coups de tête. Jusqu’à une sortit de ring des deux combattants qui continuèrent le combat arrivés au sol et malgré l’intervention de la sécurité, Eugénio reçu de nombreux coups de pieds de la part des supporters du jiu-jitsu présent au bord du ring. Il fut dans l’impossibilité de remonter sur le ring, fut compté et le Jiu-jitsu déclaré vainqueur. Cette victoire marquât le début de la carrière de Wallid et fut le principal combat de la soirée qui en comptait deux autres qui virent la victoire de Murilo Bustamente et de Flavio Gurgel face à Marcelo Mendes et O Denilson, qui mal préparés, n’étaient pas à la hauteur du combat. Cette fois ci les données avaient été inversées, trop confiant les combattants de la luta livre se firent écraser par ceux du jiu-jitsu, alors complètement inconnu. L’intégralité des combats fut retransmis en direct à la télévision nationale et le jiu-jitsu vécut une véritable explosion ; à tel point que toutes les Académies furent envahies. Mais les nouveaux qui commencèrent à s’entraîner à cette époque, donnèrent bien du fil à retordre, ils provoquèrent beaucoup de bagarres de rue, firent parler d’eux dans la presse, ce qui engendra la mauvaise réputation du jiu-jitsu qui perdure jusqu’à aujourd’hui au Brésil. Mais ceci est une autre histoire……. Un autre combat marquant fut celui qui opposa Eugénio Tadeu (toujours lui) à Renzo Gracie, le combat avait encore été organisé par son père  » Robson Gracie « . Eugénio avait tiré les leçons de son match contre Wallid, ne commis pas les même erreurs et cette fois ci utilisa à bon escient ses techniques pieds poings. Renzo fit un excellent début de combat, amena par plusieurs fois Eugenio au sol, passa dans son dos, mais très rapidement il commença à fatiguer. Eugénio prenait de façon flagrante l’ascendant sur Renzo qui devenait en danger et risquait à tout moment un dangereux KO au son des cries des supporters de la luta livre. Quand soudain toutes les lumières s’éteignirent dans la salle ! Au milieu du désordre et une immense bagarre générale éclatât dans la salle, où même des coups de feu furent échangés. Le combat fut interrompu et la salle évacuée. Beaucoup affirmèrent par la suite que se ne fut pas un accident et que Robson lui-même fit éteindre la lumière car un Gracie ne pouvait pas perdre face à un représentant de la Luta Livre ?

Mais l’événement où les deux disciplines s’affrontèrent le plus grand nombres de fois, fut L’IVC  » L’International Vale Tudo Championship « . Considéré par beaucoup comme l’un des seuls véritable Vale Tudo ; sans gants avec des règles plus que libre.  » Ex : Si l’un des combattants fait tomber son protège dents, le combat n’est pas interrompu afin qu’il puisse le remettre.  » A ce jeu là, le jiu-jitsu remporta de nombreuse victoire ! Mais la grande gagnante fut la luta livre qui détient le record de victoire de la compétition. De nos jour, jiu-jitsu et luta livre continuent de s’affronter, mais uniquement sur les rings et les tatamis et de façon très fair play. De nombreuses compétitions mélangeant les deux disciplines sont maintenant organisées que se soit sous les règles du submission grappling ou du combat libre. Si le jiu-jitsu possédait un avantage technique, les choses commencent à s’équilibrer voir même à s’inverser avec la nouvelle génération. A suivre….